Stade de la Mosson, Châteauroux bat Montpellier 1 - 2 (M-t : 1 - 0)
Avertissements : Thiago à Chateauroux
Expulsions : Saihi (75e) à Montpellier, Constant (75e), Martini (76e) à Chateauroux Buts : Sako (55e), Mulenga (73e) - Compan (44e)
Arbitre : Mr Turpin Spectateurs : 4336
Châteauroux se paie un quart
C'est un tour de Coupe qui apaisait les deux équipes. Montpellier qui oubliait ainsi son devoir d'accession en championnat, et Châteauroux qui avait l'occasion de se désaltérer un peu l'esprit après la pression malsaine de la L2. Ce confort psychologique partagé allait-il faire naître un match de coupe guilleret, offensif, empanaché ? Peut-être pas tant que ça mais ce sera un match référence pour la Berri. Elle va se qualifier à la loyale et se retrouver en quart... Une victoire fondatrice? Ce serait bien.
Le chef-d'½uvre de Compan
Pour ce huitième donc, Christian Sarramagna décida donc d'offrir du temps de jeu à certains (Deneuve, Ateba, N'Diaye, Thiago, Sako) et donc d'en retirer à d'autres (Fernandez, Scarpelli, Constant, Martini, ...) Bref, dans cet immense stade où le béton sonnait le creux, c'est Montpellier qui affiche une plus grande maîtrise. Pas de quoi non plus égayer follement les autochtones présents. On retiendra encore que la première bonne frappe cadrée est l'½uvre de Sako sur coup franc. Ce qui donne l'occasion aussi à Pionnier de flamber.
Sur la palette à Doudouce Montpellier aurait un temps de possession de balle très supérieur. Mais pour les contres acérés, c'est Châteauroux qui mène avec notamment des piqûres de Bédimo à gauche ou Sako à droite. Le problème avec ces deux lascars, c'est l'excès de gourmandise. Avec eux, le mieux est vraiment l'ennemi du bien.
Mais voilà les premières situations offensives sérieuses pour les locaux. Il y a d'abord une demi-volée trop enlevée de Delaye, puis une frappe lourde et appliquée mais axiale de Compan. Le même Compan s'offre une majestueuse tête plongeante; heureusement, là encore sa reprise ne trouve pas le cadre. Mais l'ancien Berrichon va le trouver dans la foulée sur un geste d'acrobate. C'est d'abord Cériélo qui perd la balle à droite. Montano la récupère et centre pour Compan. Lequel, d'une bycliclette comme on n'en voit plus, trouve le soupirail de Deneuve. Du grand art et juste avant la pause (43e, 1-0). Châteauroux n'avait pas offert un vilain visage, mais il se retrouve Gros Jean comme devant.
Sako et Mulenga, renversant!
Bon, on sait depuis quelque temps que la Berri abhorre les secondes mi-temps. Il faut que ça change maintenant, sinon dans cette coupe c'est la porte. Il y a une révolte ? ou déjà une réaction ? Il y aura nettement mieux que ça: une égalisation. Elle est signée Sako qui convertit en or un centre de Bédimo (55e, 1-1). Un but 100 % animateurs de couloir.
Voilà un match qui redémarre idéalement. La Berri est dans son foot ce soir. Du reste, les Sudistes ne plastronnent pas dans le jeu. À l'évidence, on sent qu'il y a de la place pour une moisson à la Mosson.
Une moisson qui prend une forme exquise avec Mulenga. Jacob, au c½ur de la surface, trompe Pionnier à la fois en force et en précision (73e, 1-2). Châteauroux mène, Montpellier fond un câble. Il y a une rixe alors au milieu. Constant et Saihi en sont expulsés. Le match prend alors une dimension, sinon technique du moins émotionnelle, indiscutable. Montpellier pousse, mais La Berri et Deneuve tiennent. On termine par une bonne vieille attaque/défense. Mais c'est la Berri, 17e en L2, qui s'offre un quart et qui se retrouve tout simplement à deux victoires du Stade de France. Une belle histoire, non?